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Séance du 20 Mai 2008
Enviado el 09 juin 2008 à 17:49:06 CEST
  • Le Soldat de Jean Marie Burgin & François Laurent, Prix du scénario à Bourges 2007
    Quelque part en Allemagne non loin des berges du Rhin, un travelling pour cadrer un univers respectable, vertueux et sans doute humain, avec la pendule, le portrait en uniforme, la casquette, la veste militaire et le revolver; bref, le cadre dans lequel un soldat SS, Hans,vient passer une permission dans sa famille après avoir combattu sur le front russe. Sa femme attend un heureux événement dans 2 mois, ce qu'il ignorait, et il souhaite obtenir une nouvelle permission pour assister à la naissance de son fils, Helmut car ce sera un garçon. Mais on lui a volé sa guerre et le front lui manque dans sa nouvelle affectation d'Auschwitz. De même il craint qu'on lui vole la naissance de son fils. IL lui faut donc obtenir à nouveau une permission.
    En revivant sa guerre dans son journal, le Tagebuch de Hans, 10 ans plus tard, on comprend qu'il a provoqué une tentative de fuite pour un détenu marqué de l'étoile juive, car celui qui tue le fuyard est récompensé par cette permission si désirée. La musique de l'orgue de barbarie le ramène à ses souvenirs, et bien qu'il dise que c'était un mensonge, le coup de feu rend cette affirmation peu crédible. Et  la cicatrice n'est pas consolidée, ni consolidable.
    Inspiré d'un fait réel, une reconstitution crédible et un prix justifié avec le mélange de barbarie et d' humanité chez un être somme toute humain.
  • Le Réseau de Ludovic Piette, Prix du Montage.
    Le titre évoque l'histoire; dès les premières images, l'impression est confirmée. Tout y est: le sac qui n'atteint pas son destinaaire, les trafics, les partages, les photos, les scènes de violence et de torture dans les sous sols des parkings ou immeubles marseillais. S'il n'y a pas d'originalité dans le sujet, le traitement en est satisfaisant sinon enthousiasmant.
  • La Joie du Monde de Jean-Yves Fischbach, Prix de la Lumière
    Ghetto de Varsovie en 1943: dialogue dans une armoire entre une résistante catholoque polonaise qui y rejoint un juif prénommé Isaac. Si le problème est d'en sortir, on se demande qui va sortir ou rester; celle qui sort  revient d'ailleurs peu après. Les dialogues chuchotés sont aussi travaillés que la lumière qui n'éclaire qu'une infime partie de la scène, laissant dans l'ombre tous les dangers: par quelle source dans cette armoire, les visages peuvent-ils  être éclairés et alternativement à droite, à gauche ou de face. Le crescendo dramatique est matérialisé par le passage de voix et de pas allemands. Crescendo qui loin de s'éterniser, disparait dans les rires provoqués par le prénom, Isaac signifiant l'enfant du rire ? Le bruit de coups de feu ramène à la réalité sans qu'on sache qui en est victime. Un film d'atmosphère qui essaye de témoigner de la tragédie à laquelle il se réfère et d'évoquer la joie du monde.
  • Des 4 L pour la Casamance de Louis Pireyre, Prix du Reportage
    Un long reportage qui part d'Olby près de Clermont-Ferrand, le 28 Octobre 2006 jusqu' à Ziguinchor en Casamance à 6542 km: il s'agit pour la 7ème fois de convoyer de vieilles 4L Renault qui serviront là-bas d'ambulance ou taxi. Les ennuis mécaniques ne tardent pas avec des problèmes de freins peu avant Brive sur une des voitures. Dès l'Espagne, le convoi rencontre des Casamançais enthousiastes. 3 jours après, c'est Tarifa et l'embarquement pour Tanger. Halte à Casablanca le 2 Novembre, préparation des 50 repas au milieu des 6 tonnes de marchandises. Marrakech le 4 Novembre, Fort Boucherif. Le plein à une station service nécessite de la place de part et d'autre pour ce convoi de 40 véhicules. Des paysages magnifiques et habilement cadrés défilent. A Nouadhibou, il faut remplacer l'un des moteurs, ce qui est fait en 24 heures. Puis, c'est le désert, les ensablements, les bivouacs, les soins médicaux dispensés aux populations locales. L'arrivée sur la côte que l'on suit pendant 30 kilomètres avant de faire un demi-tour pour un passage impraticable. A Diama, l'entrée au Sénégal nécessite d'attendre 5 jours une autorisation administrative. Puis, c'est un bac sur le fleuve Gambie.
    A l'arrivée en Casamance, ce sont des festivités et danses avant la distribution des véhicules de la caravane humanitaire: ce raid a duré 3 semaines jusqu'à l'hôpital de Kolda pour tous ces bénévoles qui en 7 raids auront convoyé 150 véhicules en Afrique. Le retour en avion est plus rapide mais ne concerne pas les véhicules d'accompagnement qui vont faire la route inverse. Un beau film, bien qu'un peu lent, comme le commentaire.
  • Mortinium d'Alain Hubert Prix de la Musique
    Le cycle part et revient à l'hôpital: un infirmier  y fait manger le malade, comme un grand enfant sanglé sur sa chaise; dans le film, Max au visage barbu et moustachu n'en finit pas de taper son histoire à la machine; l'histoire d'un couple qui se délite; la scène du café, l'amant, l'enfant qui joue au ballon, la répétition au piano, tout est sujet à traumatisme psychique jusqu'à la tentative de suicide du haut du pont dans le canal. Lugubre et bien filmé, mortifère en somme. Le générique final avec la promenade dans la neige est le seul moment plua appaisant.
  • De Corps et d'äme de Gérard Bost
    Ce film qui a obtenu l'autorisation exceptionnelle du Kalamandalam de Cheruthurthy, Kérala, Inde du Sud, traite du Khatakali: c'est un divertissement éducatif et sacré, mélange de spiritualité et de matérialité, qui se déroule près de Cochin.Des adolescents sont en répétition, avec un maître dans l'étude des 108 points vitaux du corps.Ailleurs a lieu un cours de chant Karnati pour des jeunes filles qui ne feront pas partie du groupe réservé aux adolescents et aux hommes. La confection des costumes et des maquillages est tout un rite, tout un art ,avant le théâtre dansé. Il faut des artisans expérimentés pour dessiner, ornementer, sculpter dans la pâte épaisse mais laissant libre les expressions des visages, ceci pendant des heures. L'habillage nécessite deux accessoiristes pour enrouler toutes les cotonnades amidonnées et superposées. La coiffe finale est lourde mais reste parfaitement en équilibre. Tout ceci après 6 à 8 ans d'étude. Un bien beau film, un sujet très original, récompensé par une mention au National, la seule de la 1ère Région cette année. Dommage que le DVD ait quelques problèmes de lecture sur la fin.

 
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